Activité de conseil et formation
Aout 2015 à Saffré (44), ce que je retiens:
Cela m’intéresse beaucoup en tant qu’ancien responsable des relations sociales formé aux relations humaines avec comme principale référence Carl Rogers.
En effet mon expérience des collectifs m’a montré très souvent que les échecs résultaient d’un déficit de prise en compte de la dimension personnelle!
Pour Carl Rogers, une personne équilibrée (ou libérée de ses blessures, automatismes relationnels, …) sera naturellement ouverte et socialement engagée. D’où l’intérêt en permaculture humaine de commencer par des activités ou des projets qui construisent la personne en profondeur, la dimension collective viendra naturellement.
Soit accepter de vivre simplement dans un environnement naturellement complexe
ou bien : habiter un environnement simplifié mais avec des vies qui se compliquent.
Cela rencontre aussi mon expérience, à chaque fois que j’ai rencontré des organisations un peu trop poussées (croyant bien faire en simplifiant les processus ou en mutualisant de façon excessive les ressources) : tout devient très compliqué pour faire face même à de petits aléas. Ces aléas peuvent être matériels mais aussi humains.
Une personne étant une réalité compliquée et complexe, même si le collectif à mis en place des chartes, des contrats, des habitudes, … sans rien oublier et même en faisant tout en conscience, cela apparaitra toujours en situations réelle comme une simplification !
Il faut donc des personnes biens équilibrées, des règles précises mais qui n’enferment pas, une veille attentive, et la possibilité de gérer par exception sans trahir la règle. C’est ce qu’on appelle un métier ! La chose ne va pas de soi.
La préface du livre de Patrick Baronnet écrite par le Dr J.Orszagh affiche en gras : « Cet ouvrage s’inscrit dans un courant de pensée où la responsabilité individuelle est le fondement de la solidarité».
Il continu en soulignant que « …la solidarité est souvent utilisée pour couvrir, et justifier des solutions techniques centralisées… ».
En effet la centralisation à tendance à concentrer le pouvoir et diluer les responsabilités et ce n’est pas vraiment ce qu’on cherche, c’est même ce qu’on voudrait ne plus voir …
Parfois les intentions sont bonnes, c’est même par idéalisation du collectif que l’on peut passer trop vite sur certains aspects de notre réalité personnelle «que l’on préfère éviter». Mais du coût, on aura tendance à considérer que les autres doivent en faire autant … Et là on loupe un truc, ça part de travers !
Dans le cas des Baronnet le projet collectif a donc clairement été choisi après la consolidation de leur projet familial. Donc le projet collectif s’appuie sur des personnes solides et une expérience.
Notons qu’une famille est déjà un micro-collectif multi-générationnel très interactif par tout le développement que cela suppose pendant des années !